mercredi 13 décembre 2017

Bad moon rising

Cosmos 1999 démarre le 13 septembre 1999.
Sur la TV US, c'était le 4 septembre 1975, et dans la télé française, c'était le 13 décembre 1975.

Francavilla et Menu (in Chroquettes)

Et c'était génial !

mardi 12 décembre 2017

Les vieux gamins

Deux gamins farceurs...

Doury, Gerner et Avril

Elder

qui évidemment se prennent des raclées :

Bourhis, Spiegelman et Gotlib

Cette vieille série (qui vécu 109 ans jusqu'il y a peu) se trouve forcément caricaturée, torturée, moquée, parodiée...

Reuzé, Ryan, Spiegelman et Voss

Pim Pam Poum !

Au début il y avait Max et Moritz, une bande dessinée allemande créée par Wilhelm Busch en 1865. Rudolph Dirks émigre d'Allemagne en Amérique à l'âge de 7 ans. A 20 ans, il y fait revivre ces héros disparus dans le journal new-yorkais de Hearst. C'était le 12 décembre 1897.

Grand et Staebler : La grande aventure (in Les cahiers #1)

Menu : Cours & Bourhis et Terreur graphique : Le petit livre de la BD

dimanche 10 décembre 2017

Le dernier voyage

La bonne surprise de la semaine, c'est le retour tant attendu de Théodore Poussin dans Spirou.

Après des années d'absence, Le Gall se remet au dessin de bande dessinée : et c'est plutôt pas mal. Ayant vu dans l'intervalle des illustrations de commandes un peu foirées, j'avais peur que le dessin ai perdu (comme ça arrive souvent). Mais a part des erreurs de proportion de personnages en arrière plan, des plis de pantalon pas très jolis : c'est très bien fait, et ça donne carrément envie !

Les auteurs entre 4 planches

Je n'achète pas dBD : beaucoup trop chère, un peu au raz des pâquerettes. Bon là : patientant dans un kiosque, je feuillette cette revue glacée, et je tombe sur :

Illustrant un entretien : des dessins d'Olivier Schwartz, auquel je voue un amour particulier.

En préambule à l'article, on nous vend l'entretien comme le premier réalisé avec un auteur exposant dans une galerie... Il fallait comprendre : la motivation de l'article est l'expo qui se profile chez Maghen (y a d'autres trucs pas clairs dans cette revue). Mais l'entretien qui suit avec Liberatore, même s'il est lié à une actue éditoriale, est bien sous-tendue par l'expo chez Glénat (dont James illustre un petit moment dans sa rubrique d'ouverture). Et ça ne me semble pas exceptionnel de lire un entretien avec un auteur dont une galerie / un musée / un festival réalise une rétrospective... Bon.
Ça m'avait sauté aux yeux avec l’ersatz de retour des Cahiers de la bd : les galeries font partie intégrante du bizness (oui, à ce moment de la discussion, on ne peut plus vraiment parler de création "bande dessinée").

Une chose très intéressante apprise au cours de cette lecture : les éditeurs réclameraient un % sur les ventes de planche !!!

Plutôt que de défiler comme des cons dans les allées des festivals, ou de râler tout seuls dans leurs coins, faudra qu'un jour les auteurs parlent à leurs éditeurs ! L'économie de la BD est entre leurs mains. Même si l'enquête des états généraux de la BD est à prendre avec de grosses pincettes, on voit les auteurs se paupériser, et si les éditeurs viennent faire des mouillettes dans ce beurre dans leurs épinards (dans les assiettes de ceux qui y ont déjà des épinards !), faudra un jour s'en passer. Faut couper la tête des patrons de toutes façons.

Le roi de la soul

Y a des types fascinés pas le club 27 : on a eu une collection éphémère chez Jungle, et un projet pas très couru...
Otis fait parti du club 26. Je ne sais pas si c'est mieux ou moins bien... s'il est "hors-malédiction" ou pire. Otis est mort il y a 50 ans, à seulement 26 ans... Il a laissé une trace immense dans l'histoire de la musique !

Jean Solé

samedi 9 décembre 2017

Des pates de couleur

On reste à Bordeaux avec Isa Merlet, coloriste jeune cinquantenaire :

Isabelle Merlet sur 100portraits le 22 avril 2014

Terre de modelage

On repère un figurant récurrent dans Terre mécanique d'Andreæ :

A la fin du #1, le personnage a un nom : sur une affiche, son portrait est surmonté de "Marcel".

En intro du #3, Andreæ nous donne son nom.

vendredi 8 décembre 2017

Ranx

Venez prendre des gnons dans la galerie Glénat, dans le IIIème

James d'Ottoprod in dBD #119

Lectures de 2017 -29

Boisteau et Martin : James Bonk #2 (2003 - Cornélius / Delphine)
J'ai lu récemment sur fb un auteur se plaindre de n'avoir pas été édité par Cornélius, et d'avoir reçu une lettre l'en informant que 2 ans plus tard... une lettre typique "Cornélius", avec leur humour bien à eux, que l'auteur n'a pas compris, tout aveuglé par son ego blessé. Malgré un petit quelquechose de Micol, on sent quand même le gus à des lustres de cet éditeur. Je me demandais ce que Cornélius trouvait au bouquin du jour, dont les strips furent publiés dans Je bouquine... Bin c'est qu'en fait c'est super malin. L'exercice du strip (avec un gag à la 3è case), dont l'assemblage donne une histoire qui se tient, c'est une prouesse scénaristique et narrative. Bon, ça reste quand même une petite chose (Delphine est la ptite dernière de la famille).

Catel : Quator (2008 - Casterman) 
Je me souviens avoir acheté son premier bouquin dans un festival : elles étaient malheureuses, personne ne s'intéressait à leur Lucie. C'était clairement influencé par du Dupuy et Berbérian... à l'époque déjà où Monsieur Jean avait vécu.
Ses adaptations sont plutôt bien... sauf celle de son José-Louis (l'abondance de panneaux routiers est finalement une idée moyenne). Le choix du récit de Quignard termine le livre trop facilement. Mais son adaptation est assez jolie.
Rien ne vaut ses gros pavés biographiques, quand même?

Méthé : Mon mignon (2008 - L'asso / Mimolette)
Bien sûr cette histoire d'amour semble bien trop mature pour ces deux petits innocents de 4 ans. Mais entre eux, ont peut essayer d'en découvrir l'origine, la nature... C'est quoi aimer l'autre, c'est quoi être amoureux, être tout simplement ?
C'est un très beau petit livre, parfois trop bavard... mais je crois qu'il faut pouvoir poser le livre, et le laisser attendre, laisser les discussions en suspens. Je n'ai pas su très bien le lire je pense.

Picault : Parenthèse Patagone (2015 - Dargaud)
C'est un petit récit de voyage à l'autre bout du monde. Un genre de carnet avec de très beaux dessins et de très belles couleurs.

Ravard et Ducoudray : Mort aux vaches (2016 - Futuropolis)
Je l'aurais bien acheté : j'aime bien ce style de dessin. Mais je crois bien n'avoir aimé aucun scénario de Ducoudray. Insipides, pas clairs.... Ce bouquin vient de la bibliothèque.
Et ici encore : on n'y croit pas. L'arrivée du gang des roumaines apporte une nouvelle intrigue dont le récit n'avait pas besoin... ça le dilue, ça le rend moins important.
On doit admettre soudain la vieille relation amoureuse qu'on découvre entre les deux vieux caïds... Pis j'ai pas pigé comment le fric a changé de cachette...
bref... Dommage pour tout ce chouette dessin.

M. le chien : Homme qui pleure et walkyries (2016 - Vraoum / Autoblographie)
La couv de cette réédition est mille fois meilleure que l'originale parue 8 ans plus tôt. On y décèle la parodie de gros machin "Soleil"... pis on est un petit peu déçu : ça ne l'est pas tant que ça, et le dessin est un peu faible. C'est quand même parfois assez drôle... et il me semble avoir lu dans une revue (Aaargh, Fluide ?) des trucs de lui qui m'avait bien plus. Je vais essayer de suivre ce chien.

Guérineau : Henriquet (2017 - Delcourt / Mirages)
Enfant, la lecture de L'histoire de France en bande dessinée m'a passionné et donné le goût de l'Histoire, et de la petite histoire qui se passe en arrière plan. Ça m'a passionné, en la relisant plus tard, j'ai été effaré de retrouver Manara, Ribera, Poïvet, Coelho... Dans le livre du jour, Guérineau en fait un pastiche sur deux pages. Il s'est amusé également à parodier les styles de Dik Browne ou de Peyo, inviter son ami Regis Lejonc à dessiner une page... Il s'est amusé ! Mais pas que : ce bouquin est d'une richesse historique formidable... un peu trop bavard parfois, mais son trait est si agréable, que ça passe !

Lepage : Ar-men (2017 - Futuropolis)
Je suis un amoureux des dessins de Lepage depuis ses débuts. Je n'ai pas forcément aimé tous les récits qu'il a illustré, mais celui du jour fait parti des bons. J'ai tout de même un peu de mal avec les histoires dans les histoires (on suit un gardien qui raconte l'histoire d'un constructeur).
C'est très beau, assez émouvant... un grand livre !

Alfred : Tout près d'ailleurs (2017 - Lettres du monde)
Alfred a recueilli au sein d'une asso "d'intégration" des témoignages des femmes en migration. Les délais de réalisation (très serrés, pour une parution au moment du festival Carnet de voyage) ont impliqué un format très court. Alfred a réalisé un bel exercice.